7 décembre 2009

Atelier 1 > Discriminations selon le genre et l'orientation sexuelle

Compte rendu du premier Atelier

On y présente la notion de genre, la différence avec l'orientation sexuelle et avec le sexe. On y parle de sexe biologique, de genre social et de genre identitaire. On y parle de l'empreinte de l'éducation sur notre genre identitaire.e une femme ?
Il y a une sorte d'obligation à entrer dans des cases, on peut se sentir homme ou femme, mais on est obligé de se prononcer.
Le projet Lyon Zéro est présenté aux deux nouvelles personnes (et au monsieur qui nous héberge gentiment).

Les discriminations en fonction du genre et de l'orientation sexuelle, proposé par Oriane et Gwendoline

Gwendoline nous fait une petite introduction. On parle du temps de parole. (un nouveau arrive !). Respecter des règles simples (ne pas couper la parole, juger soi-même son temps de parole...). Principe de « donner » la parole.

Oriane explique quelques notions. L'identité du genre (se sentir homme ou femme) est différent de l'attirance. L'orientation sexuelle et l'identité de genre sont donc deux choses différentes. Une femme transsexuelle peut donc être homosexuelle ou hétérosexuelle ou bisexuelle.

Problématiques proposées :
Pensez-vous que votre identité soit étroitement lié au sexe (biologique) ?
Y a-t-il des degrés d'hétérosexualité ?
Théories Queer : spectre du genre où homme et femme sont 2 pôles extrêmes, pourrait-il y avoir autant de genre que d'individu ?

On parle toujours d'une attirance en terme de sexe, et non par une personne.
Réponse : qu'entends-tu par sexe ? Biologique ou genre ?
« On ne né pas femme on le devient » S. de Beauvoir. Trois notions de sexe ou de genre qui nous concernent tout ou tous : le sexe biologique (physique = chromosome, hormones, organes reproducteurs, caractéristiques sexuelles secondaires), le sexe social (ensemble des attitudes socialement déterminées, codes sociaux : comportement, habillement, langage), sexe psychologique (conviction intime de la personne, = identité de genre).
Préjugé : sexe anatomique définitoire du sexe social. Or le lien n'est pas forcément présent.
Questionnement sur les interactions M to F (men to female) et vice-versa. Observation : peu de gens fonctionnent hors catégories.
Sexe biologique pas forcement bien défini (intersexués...)
Un homme qui peut être une femme ?
Il y a une sorte d'obligation à entrer dans des cases, on peut se sentir homme ou femme, mais on est obligé de se prononcer.
Identité : étudier les paramètres qui composent l'identité d'une personne. Anatomie pas suffisante. Quel rôle joue l'anatomie chez l'espèce animale ? Instinct fondamental de la préservation de l'espèce. « Le meilleur rôle possible de chacun correspond à son anatomie ». Il restera dans le fond de la psyché humaine la traversée historique.

Comprendre chez les animaux comment l'homosexualité se produit ? Chez les canidés, le mâle dominant élimine les concurrents, et sa progéniture sera l'unique. Les autres mâles survivront en étant homosexuel (n'ayant pas le droit de se reproduire) en attendant la possibilité que le mâle dominant soit remis en cause.
Réponse 1 : une vision du problème qui ne peut être globalisé à l'ensemble des animaux.
Réponse 2 : pas de plaisirs dans l'acte sexuel dans ce cas. Or dans d'autres exemples (dauphins...), réel plaisir sexuel à l'homosexualité.

Philosophie boudhiste/ hindouiste = transsexuelles acceptés de façon naturelle, car selon la tradition on a les deux identités en soi. Renvoi au principes féminin et masculin primaires. Réponse : à propos de la Thaïlande (bouddhisme). Vient du fait que le 3ème enfant de la famille, qu'il soit fille ou garçon, est élevé comme une fille. Cela pose la question de la culture et de l'éducation.

Précision : troisième enfant castré (plus trop maintenant), élevé comme un être féminin (différent de fille). Pas vu de la même façon que la transsexualité. Aspect de réincarnation : laisse plus facilement place à la question de qu'est ce que j'ai pu être avant ? Réponse au prétexte de « survie de l'espèce humaine » pour décourager les relations homosexuelles (infertiles) : maintenant ce n'est plus le problème, même l'inverse car surcharge démographique. Maintenant qu'il y a choix, il y a responsabilité de ses choix.
Dans la Grèce antique, les hommes n'avaient pas de plaisirs avec les femmes mais qu'avec les hommes (femmes présentes uniquement pour la reproduction). À l'époque déjà, la divinité hermaphrodite, donc déjà l'idée d'intersexuation.

Sexualité « part à la dérive », tourisme sexuel
Réponse : évolution des normes, ce qui n'est plus accepté aujourd'hui l'était avant. André Gide : description autres cultures. Exemple de la pédophilie (pédérastie).
Catégories : fait d'être éduqué comme un garçon ou comme une fille => avait-vous eu l'impression d'avoir était éduqués de manière trop typée (famille, école, travail, amis) ?
Réponse 1 : dans nos rapport avec la société, instance officielle. Moins dans la famille.
Réponse 2 : il existe des catégories politiques de genre (exemple : ministre de la famille = femme).
Besoins construits socialement ou innées. Peut aussi dépendre des personnes (besoin de deux pères, d'une mère...). Pathologie : origine = besoins affectifs. Dans notre société les enfants sont traditionnellement éduqués par un père et une mère. Ce n'est pas le cas partout, et il existe des familles monoparentales ainsi que quelques familles homo-parentales : se pose la question de la légitimité du système père-mère-enfant.
Nous éduque-t-on à devenir nous-même où à devenir un père pour les petits garçons, une mère pour les petites filles ? Comment l'enfant comme individu peut trouver sa place dans toutes ces exigences sociétales ?

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